Grippe

Grippe

  Pierre Franchomme

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  Dossiers santé

Le point de la recherche sur l'aromathérapie face à la grippe, par Pierre Franchomme et François Daubet.

La grippe touche 2 à 8 millions de personnes chaque année en France. Généralement bénigne, elle peut cependant causer une surinfection, en particulier chez les personnes âgées ou atteintes de maladies cardio-respiratoires. Copahu, Goyave, Muscade d’Afrique, Tea-tree, Ravintsara, Eucalyptus globuleux constituent la trousse anti-grippe par excellence, tant en prévention qu’en cas de grippe déclarée.

Maladie infectieuse transmise par voie aérienne,la grippe évolue sur un mode épidémique saisonnier, surtout l’hiver. On déplore en moyenne 1500 à 2000 décès par an en France, principalement des personnes âgées (source Institut Pasteur). Et on ne saurait oublier l’effroyable pandémie de « grippe espagnole » de 1918, due à une souche de virus particulièrement virulente, à l’origine de dizaines de millions de morts dans le monde ! Plus récemment, nous avons tous en mémoire le plan gouvernemental mis en place pour affronter la pandémie de grippe A (H1N1) de 2009, et les polémiques qui s’ensuivirent …

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Pourquoi ce virus est-il si difficile à contrôler ?

La grippe est une infection virale de la sphère nasopharyngée. Elle est due à Myxovirus influenzae, dont il existe 3 sérotypes (A, B et C), le plus virulent étant le type A. Le virus se reproduit en pénétrant dans les cellules dont il utilise la machinerie afin d’assurer la réplication de son matériel génétique.

               Virus de la grippe

Une des principales difficultés avec la grippe est que chaque année, le virus change ses armes d’attaque ! Ce sont les spicules, des protéines spécifiques disposées autour de son enveloppe. Elles lui permettent entre autres de se fixer sur la cellule hôte. Ces antigènes de surface appartiennent à deux familles : les hémagglutinines (H) et les neuraminidases (N). Leurs recombinaisons annuelles définissent le nom des virus de la grippe (grippe A sous-type H1N1, H5N1, H3N2…), déterminent leur virulence et expliquent la difficulté de la protection vaccinale !

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Des symptômes  caractéristiques

Après une courte période d’incubation de 1 à 3 jours, la grippe se caractérise par l’apparition brutale d’une forte fièvre (39-40°C) avec frissons. Elle est associée à des maux de tête, des douleurs articulaires et musculaires (courbatures), une forte fatigue (asthénie) et des symptômes respiratoires : écoulement nasal, toux sèche, douleurs pharyngées. C’est le syndrome grippal classique, qui suffit d’ordinaire au diagnostic dans un contexte d’épidémie hivernale.

L’évolution se fait normalement vers la guérison en une semaine, avec une toux et une fatigue qui peuvent persister parfois plusieurs semaines.

La période de contagion commence 1 jour avant l’apparition des symptômes et dure 7 jours. Le virus se transmet entre individus par les gouttelettes de salive émises en parlant, en toussant ou en éternuant. Le lavage régulier des mains, voire le port d’un masque, sont des mesures qui limitent la propagation du virus.

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Quelles sont les complications possibles ?

En dehors des complications dues au virus lui-même (laryngite, bronchite mais aussi plus rarement péricardite, myocardite, méningite, syndrome de détresse respiratoire), la grippe peut se compliquer d’une pneumopathie bactérienne, d’autant plus fréquente et grave que la personne est âgée ou qu’elle présente un terrain fragilisé.

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Copahu, Goyave, Muscade d’Afrique pour aider à se protéger 

Certaines huiles essentielles peuvent aider à se prémunir de la grippe en remontant le niveau des défenses naturelles de l’organisme. Il s’agit en particulier de soutenir l’activité de deux agents de l’immunité impliqués dans la lutte antivirale : les lymphocytes tueurs ou NK (Natural Killers) et les macrophages.

Des chercheurs ont récemment découvert qu’une molécule de la famille des sesquiterpènes, le trans-β-caryophyllène (trans-béta-caryophyllène), augmente l’activité de cytolyse des lymphocytes NK (destruction des cellules infectées par le virus). On retrouve ce principe actif en quantité significative dans l’huile essentielle de Copahu (Copaifera officinalis) ou mieux, dans celle de Goyave (Psidium guajava).

La stimulation des macrophages, aux activités multiples (phagocytose, production de molécules antivirales, mobilisation du système immunitaire) est quant à elle rendue possible grâce à une autre molécule, l’α-phellandrène (alpha-phellandrène), contenue dans l’huile essentielle de Muscade d’Afrique (Monodora myristica).

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Comment utiliser ces huiles essentielles ?

En les prenant par voie orale :

     - par exemple, mettre 1 goutte d’HE de Goyave + 1 goutte d’HE de Muscade d’Afrique sur un comprimé neutre et laisser fondre en bouche. A répéter 3 fois par jour avant les repas, en cure de 5 jours par semaine pendant la période à risque.

     - On pourra utilement compléter cette synergie par une cure de magnésium, d’origine marine de préférence car mieux assimilable, qui favorise également l’activité du système immunitaire.

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Et en cas de grippe déclarée ?

La meilleure façon d’attaquer le virus est d’effectuer des séances répétées d’inhalations d’une synergie d’huiles essentielles antivirales, de façon à tapisser les muqueuses ORL où se niche le virus.

On pourra par exemple associer Tea-tree + Ravintsara + Eucalyptus globuleux ou Manuka + Cannelle de Madagascar + Eucalyptus globuleux.

     - En inhalation : 2 gouttes de chaque huile, au moins 5 fois par jour, dans un inhalateur ou dans un bol d’eau chaude. Mieux encore : utiliser un diffuseur à nébulisation. Celui-ci émet de très fines particules du mélange des huiles essentielles sans ajout d’eau, ce qui procure une efficacité thérapeutique maximale.  

     - En friction sur le thorax (dos et poitrine), pour prévenir l’apparition de complications pulmonaires : HE dosées à 3 à 5% dans une huile végétale (Macadamia par exemple), 3 fois par jour.

On appliquera également cette synergie sur la plante des pieds, dont le riche réseau veineux favorise l’accès des huiles essentielles au tissu pulmonaire.

La stimulation du système immunitaire, comme vue précédemment dans le cadre préventif, est à entreprendre de la même façon - avec le Copahu (ou la Goyave), la Muscade d’Afrique et le magnésium - que l’on complètera par une goutte d’huile essentielle de Gingembre (Zingiber officinale) 3 fois par jour : le  β-sesquiphellandrène qu’elle contient est particulièrement actif sur le virus de la grippe.

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Pierre Franchomme

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AVERTISSEMENT 

Les informations présentées dans cet article ne constituent pas une recommandation thérapeutique et ne remplacent pas la consultation d’un professionnel de santé.
Elles ne conviennent pas aux enfants de moins de 6 ans, ni aux femmes enceintes ou allaitantes. Dans ces cas, demander l’avis d’un professionnel de santé.
Par ailleurs, l’usage des huiles essentielles nécessite de vérifier au préalable leurs précautions d’emploi et contre-indications éventuelles. En cas de doute, consulter un professionnel de santé.

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